Ducs of Scotland !

Quand il y a du soleil en Ecosse, c’est qu’il va pleuvoir, quand il n’y en a pas c’est qu’il pleut déjà…Ce samedi, à l’heure des braves, comme au bon vieux temps du tournoi avec Roger Couderc et l’eurovision, il y avait du vent, du soleil, et, pour faire bonne mesure, un peu de pluie par instant…chemises blanches de tournée, pulls bleus ornés du Symbol of Ducs, les Ducs débarquaient du car déjà très concentrés et mis en condition par l’annonce des équipes au micro et la perspective d’une remise officielle, par Lolo, de la précieuse tunique. Ne pas se faire démonter, se mettre tout de suite dans le match, montrer que notre présence n’est pas due qu’à la qualité des pubs, tel était le projet auquel s’attachaient les Ducs au cours d’un échauffement si sérieux qu’il voyait deux joueurs se blesser ; Thierry the cube et le prez, Chris White (pour l’occasion). Ce dernier était-il troublé par l’affaire de ses « frais de barbe » dénoncée par une presse courageuse ? Allez savoir…toujours est-il que dans sa chaussure ce n’était pas le pied !

Le discours du capitaine signalant qu’on allait se faire démonter et qu’on allait tous crever dans un hôpital écossais sentant l’urine et le moisi achevait de concentrer les rouges et or, certains lâchaient même quelques senteurs, sauf JB le maitre à jouer Rochelais et Xav le vieux chisteraman, qui sont non seulement presbytes mais également sourds…

Le coup d’envoi libérait donc des tonnes de travail et de consignes, pour une entame à l’avantage des Frenchies, domination territoriale mais aussi ballons de récupération, les Ducs avaient le match en main. Roumagaire 1, capitaine du jour sonnait la charge et vu son impact, chacun préférait le pousser qu’avoir à l’arrêter.  On voyait aussi du Christian de gala, du Tass chiant comme un neuf du Zaza à la découpe, du Levide solide come une poutre et, derrière, malgré quelques hésitations, l’essentiel était fait. Les Ecossais n’étaient pas à la fête, sauf sur quelques contres virulents.

Ce qui chauffait, advint sur une sortie coté fermé : Titou voit le jeu, lance Xav le vieux et ça va au bout, malgré un retour désespéré du dernier défenseur, la confiance est là !

L’arbitre sanctionne les entrées de rucks (plongées par le coté), ça monte un peu en pression mais on en reste là pour le premier temps.

Turn over chez les rouges, et ça repart sur les mêmes bases, mêmes si les Scots relèvent la tête avec des départs au ras. Orteg paye son entrée en prenant un bouchon, Olivier le samouraï se démène au quatre coins, Eric essaye d’être à la hauteur( ???) de Tass, Olivier le Fritzpatrick Aveyronnais distille ( !) des ballons brillants (sans une percu d’un des nôtres qui sait s’il n’allait pas à l’essai pour la première fois depuis 1984). Le match s’équilibre et l’arbitre tolère mal l’indiscipline française, ce qui laisse penser au capitaine qu’il en veut à son backside...Au final les velléités d’indépendance de l’Ecosse ne passent pas la barre et c’est Le samouraï, en force, qui concrétise, après un nouveau travail des gros, puis Jean Mimi qui s’offre une belle cabriole dans l’embut adverse après un enchainement fluide qui doit pas mal à l’Orteg remis de la secousse.

Les Ecossais ont du mal à enchainer, ils sont souvent pris dans l’étouffoir des rouges, reculent sur les contres des lignes arrières, perdent des ballons trop vite et, comble de malheur pour eux, le beau David le mister gastro de la tournée leur colle un contre de cinquante mètres pour un essai en coin qui déchaine les femmes du public. Preuve qu’un allier qui a la courante ça vaut le coup !

Les Ducs et leur nouveau staff avec l’ex prez Fayet –venu en avion taxi- sentait qu’il y avait encore de la place pour compenser les essais refusés à Titou puis à Orteg et ils avaient raison ! Le chef d’œuvre du bout du monde allait venir clore le match par un éclair de rêve : deux relances successives (pardon pour tous ceux qui touchent le ballon au passage dont je n’ai pas le souvenir), puis la sortie de Christian tête haute regard fier qui perce et lance le Neo Z Marc Footwork (Pietra) qui passe les bras –on peut toujours jouer après lui (et même boire mais pas là), Chisteraman le vieux déchire le dernier rideau, David Gastro arrive à hauteur, reçoit nickel à quelques mètres de la terre promise et régale le public : c’est du coach Lolo dans le texte, du Mozart Melgorien, de l’artisanat de luxe à la française !

Voilà on y est, victoire en Ecosse, french flair derrière impact devant, les supporteurs qui ont fait le voyage peuvent sortir les appareils photos, les adversaires les bières et le saumon…Il reste à rendre hommage aux hôtes, à écouter le discours du prez, à profiter de l’amitié qui a été un des moteurs de cette belle après midi sous le soleil des sudistes…

Vive l’Ecosse, vive les Ducs.

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